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3 déc. 2009

CRYPTOZOOLOGIE : INTERVIEW DE PHILIPPE COUDRAY - GUIDE DES ANIMAUX CACHES - TRAITE DE CRYPTOZOOLOGIE


Philippe Coudray, vous venez de publier aux Editions du Mont, un très bel ouvrage intitulé Guide des animaux cachés - Traité de Cryptozoologie. Pouvez-vous nous dire dans un premier temps quel est le but d'un tel livre ? Comment vous êtes-vous intéressé à ce domaine qu'est la Cryptozoologie ?

Philippe Coudray : Au départ, on écrit toujours un livre pour soi-même, afin de fabriquer celui qu'on rêverait de trouver en libraire. Je me suis intéressé à la cryptozoologie le jour où mon frère m'a offert un livre de Robert Hutchison racontant une expédition yéti des années 80. J'ai ensuite cherché tous les ouvrages disponibles sur le sujet pour en savoir plus, et j'ai découvert, stupéfiait, que le yéti n'est que la pointe de l'iceberg... Les connaissances sont denses, mais éparpillées dans de nombreux ouvrages, ne présentant presque jamais de cartes. J'avais envie d'y voir plus clair. Ce livre a été fait dans ce but. J'y associe aussi le désir d'une vulgarisation du sujet afin de voir apparaître de nouveaux chercheurs.

Railalomena - Copyright P.Coudray


Ce qui me surprend le plus dans votre ouvrage, c'est la multiplicité de la présence de ces animaux cachés sur pratiquement chaque continent. Quel a été votre critère de sélection pour inclure (ou pas), ces animaux dans votre guide ?

P.C : En effet, chaque forêt primaire contient son animal caché. Cette multiplicité reflète l'étendue de notre ignorance, et l'étendue de la connaissance de la nature par les indigènes. J'ai éliminé très peu d'animaux, dans un souci d'exhaustivité : Seulement ceux pour lesquels les croyances superstitieuses se mélangent trop à des observations réelles, ce qui donne des animaux invraisemblables, comme le Chupacabra d'Amérique du Sud, qui doit correspondre à un être de type Bigfoot mais que certains décrivent comme sautant de toits en toits avec des ailes de chauves-souris, ou l'animal observé en Australie qui nage avec ses oreilles, à mon avis, une confusion avec le Bunyip, sorte de phoque marsupial qui lui, fait partie de mon livre.

Tête de Bigfoot - Copyright P.Coudray

L'intérêt de vôtre livre, c'est qu'il est parfaitement accessible au non-initié, c'est-à-dire à quelqu'un qui n'a jamais lu un livre de Cryptozoologie. Cela faisait-il partie du cahier des charges pour la création de ce guide ?

P.C : Oui, je pense que, sauf quand on parle de physique quantique, on peut être clair en parlant de tout. Ainsi, ce livre, qui servira d'aide-mémoire aux initiés, peut s'adresser aussi aux enfants. Le but est de créer de nouvelles vocations chez les jeunes pour assurer la continuité de la recherche.

Pour les 150 espèces d'animaux et d'hominidés, dont vous parlez, on trouve autant d'illustrations, vraiment très réussies, dont vous êtes l'auteur. A partir, de quel document, vous êtes-vous inspiré ?

P.C : Pour la plupart, il n'existe pas de photos. J'ai donc pris le risque d'une part d'interprétation personnelle, à partir des descriptions des témoins. Cependant, les "cryptides" sont mieux connus. : Ceux qui sont des animaux phéhistoriques survivants, comme le Moa, ceux qui ont disparu mais sont toujours observés, comme le Thylacine ou le grand pingouin, ou l'homme sauvage d'Asie Centrale dont on possède les photos du cadavre congelé découvert par Bernard Heuvelmans. Dans les autres cas, il s'agit uniquement de descriptions.

Empreinte d'Homme sauvage - Copyright P.Coudray

Pour chaque espèce, on trouve également dans votre guide, un système de localisation par carte géographique. Ce qui permet un répérage plus aisé et immédiat sur la Planète. Quel est pour vous le continent qui contient le plus d'espèces dites "inconnues" ?

P.C : J'ai passé beaucoup de temps à réaliser les cartes, car beaucoup de noms de rivières ou de régions ont changé ou sont introuvables. Je tenais beaucoup à cette localisation géographique visuelle. Je dirais que l'Afrique centrale est peut-être la région la plus riche, mais que l'Asie contient le plus d'hommes sauvages d'espèces distinctes. Nous manquons toutefois d'informations concernant l'Amérque du Sud.

Teh-lma - Copyright P.Coudray



Je remarque aussi qu'un même animal peut prendre plusieurs noms différents, selon les témoignages de plusieurs tribus d'une même région. Pensez-vous que le nombre d'animaux peut-être alors considérablement réduits, compte tenu de ce facteur important ?

P.C : Il est en effet possible que certains cryptides puissent être réunis en un seul, quand les noms différents s'accompagnent de descriptions peu précises donc différentes. Ainsi, les nombreux nains velus d'Afrique ne sont peut-être qu'une seule espèce. Toutefois, il a existé de nombreux espèces d'Australopithèques en Afrique. Il y a plusieurs types de chimpanzés et de gorilles, il y a le bonobo... Donc il peut aussi y avoir plusieurs espèces de nains velus. Seule leur découverte pourra trancher. On retrouve le même problème pour les "dinosaures d'Afrique". Globalement je ne pense pas que ce facteur réduirait considérablement le nombre d'espèces.

Lion forestier - Copyright P.Coudray

Pensez-vous qu'il existe en France (compte tenu de la désertification de certaines régions depuis de nombreuses années), des espèces dites "inconnues ou disparues" ?

P.C : Contrairement à l'Amérique du Nord qui contient d'immenses forêts, tout le territoire français est quadrillé de routes, autoroutes, clôtures... Il reste très peu de forêts originelles. Toutefois, des hommes sauvages de type Asie Centrale ont été décrits jusqu'à une époque récente dans les Alpes et les Pyrénées. A cause de l'exode rurale et du retour des friches, il est possible qu'il y ait un retour dans les Alpes, au même titre que le loup. Des témoignages très récents vont dans ce sens (2001, frontière de l'Italie et de la France). Et dans les Pyrénées françaises pourraient contenir une population relique très réduite, mais cela reste vraiment à démontrer ! De plus le ver à pattes autrichien pourrait exister aussi dans les grottes des Pyrénées. Des varans ont été décrits dans les Pyrénées, au sud de Lourdes, jusqu'à la fin du XIXe siècle. Enfin, les côtes marines françaises peuvent être le théâtre d'apparitions inattendues. Il ne faut négliger aucune piste !
De tous les animaux dont vous parlez dans votre livre, quel a été celui pour lequel vous avez eu une tendresse particulière ?

P.C : Je suis particulièrement sensible aux hominidés, et peut-être attiré particulièrement vers les nains velus du Mozambique, à la toison rousse et la démarche élégante, de mignons petits bipèdes !


Oucoumar - Copyright P.Coudray

Pensez-vous que toutes ces espèces inconnues sont en danger, compte tenu de la pollution à outrance, et de la destruction par l'homme, des habitats naturels ?

P.C : Oui, beaucoup sont en danger. Toutefois, les grandes forêts d'Amérique du Nord, qui abritent le Bigfoot, ont des chances de perdurer. Il en est de même de la plupart des forêts de montagnes, difficilement accessibles et peu praticables pour la culture. La biodiversité sera sauvée par les montagnes !


Petit Yéti Himalayen - Copyright P.Coudray

C'est anecdotique, mais j'ai vu que la Région Languedoc-Roussillon, avait soutenu, la réalisation de votre ouvrage. Quand on sait que le monde scientifique voit d'un très mauvais oeil ce domaine majeur qu'est la Cryptozoologie, comment expliquez-vous qu'une institution ai pu soutenir la parution de votre guide ?

P.C : Je n'ai pas eu l'occasion de rencontrer les personnes de la Région Languedoc-Roussillon qui ont soutenu l'ouvrage. C'est la région des Editions du Mont. J'habite Bordeaux. On peut trouver dans les institutions, et même dans le monde scientifique des esprits ouverts, c'est finalement une question de personnes.
Pouvez-vous nous dire si vous avez d'autres projets dans le même domaine ?

P.C : Je souhaite que ce livre se vendra suffisamment pour générer des rééditions tous les trois ou quatre ans, que je mettrai à profit pour y inclure les nouvelles découvertes éventuelles. Par ailleurs, j'ai l'intention de continuer les voyages en Colombie Britannique à la recherche du mystèrieux Bigfoot, qui s'est manifesté en 2008 autour de notre camp par de violents coups de bâtons contre les trons d'arbres. Je suis convaincu que le Bigfoot n'est pas rare et que des pièges optiques finiront par le photographier.

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Interview faite par Internet en Novembre 2009
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18 mars 2009

LIVRES : INTERVIEW DE CHRISTIAN LE NOËL 2 : DRAGONS ET CHIMERES - EDITIONS HÖBEKE


CHRISTIAN LE NOËL, vous venez de participer à une aventure éditoriale tout à fait originale. Vous interprétez le rôle de Jean-Raymond Van Welmans (chasseur de "monstres" de Nationalité franco-belge), dans le très bel ouvrage DRAGONS ET CHIMERES - Carnets d'expédition, de Pierre Dubois et Camille Renversade qui vient de sortir aux Editions HOËBEKE. Pouvez-vous nous dire quel est le but de ce livre et comment son projet a-t-il vu le jour ?

C. LE NOËL : Il a vu le jour, à la suite de mon aide à Camille Renversade pour son examen de sortie de l'Ecole de Dessin de Lyon où il avait choisi comme sujet la Cryptozoologie. Il en est sorti cinquième sur vingt cinq, et a décroché immédiatement un contrat chez HOËBEKE, pour une fiction cryptozoologique en 1897.
Cet album n'a pas un but particulier, il montre ce qu'aurait pu être une expédition de recherche sur des animaux inconnus à cette époque.



Les illustrations de Camille Renversade sont particulièrement réussies ainsi que la mise en page intérieure du livre. Le lecteur est immédiatement plongé au coeur de l'aventure en compagnie de ces personnages qui nous rappelleront les romans d'exploration du siècle dernier. Les auteurs se sont volontairement tournés vers la Cryptozoologie pour la construction de leur ouvrage. Pensez-vous qu'il suscitera des vocations chez certains lecteurs ?

C. LE NOËL : Je l'espère, car certains lecteurs, m'ont, en effet demandé, si cela était vrai



Dans vos propres publications "La Race Oubliée - Les hommes sauvages et velus en France (Les 3 Spirales - 2002), "La Race Oubliée II ou Le Monde mystérieux des animaux inconnus d'Afrique, vous insistez sur le fait, que malgré la modernisation et aussi à cause de la désertification des campagnes et des endroits montagneux (même en France). Des Hominoides ou d'autres espèces inconnues ont pu parfaitement survivrent. Pensez-vous qu'il peut y avoir là aussi de véritables explorations à venir ?

C. LE NOËL : Certainement, d'ailleurs il y a en ce moment même, des recherches entreprises en France, où des témoignages visuels et auditifs récents font état de la présence d'hommes sauvages et velus.


Christian LE NOËL alias Jean-Raymond VAN WELMANS


Pensez-vous que des endroits comme la région du lac Télé au Nord Congo, soit une de ces zones partiellement encore inconnues de l'homme ?

C. LE NOËL : Elle n'est pas partiellement inconnue, elle est encore totalement inconnue, on ne peux pas dire que les rares expéditions qui ont été jusqu'au lac lac Télé, ont exploré vraiment cette région innondée de 500 km de long sur 200 km de large !


Lac Télé - Vu d'avion

Michel Ballot et son pisteur pygmée qui à vu le Mokélé -Mbembé



Pierre Dubois, le co-auteur de DRAGONS ET CHIMERES est un célèbre elficologue (spécialiste du mondes des Elfes, voir à ce propos "La grande Encyclopédie des Elfes - 2003 HOËBEKE), pensez-vous qu'il puisse y avoir des relations entre le monde elfique et la Cryptozoologie ?

C. LE NOËL : Certainement, les lutins et les fées ne sont que les substituts mythifiés, légendés, enjolivés, déformés, des hommes et des femmes sauvages et velus originels.


Christian le Noel ( alias Jean-Raymond VAN WELMANS ) manipulant un crâne de Tigre des Montagnes - Machiarodus


Pour vous, les hominoides que l'on rencontre aux Etats-Unis, dans le Caucase ou dans bien d'autres régions de la planète, sont tous issus d'une seule et même espèce. Pouvez-vous nous en dire plus ?

C. LE NOËL : C'est à dire qu'un Bigfoot Américain de 2,30 m de haut ne peut pas être de la même race qu'un Agowé Africain de 1,50 m. C'est comme pour les races humaines, un Tutsi Africain fait deux mètres et plus et un Pygmée fait 1,50 m, mais ils sont issus tous les deux de la même espèce Homo Sapiens.


Le lion d'eau ou Digonek des indigènes du Congo


Quels sont vos prochains projets éditoriaux et ce est-ce qu'il y aura une suite à DRAGONS ET CHIMERES ?

C. LE NOËL : Oui, il est prévu justement une suite, qui aura pour sujet les Hominoides : Yéti, Bigfoot etc...

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Interview faite par Internet en Janvier 2009
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23 déc. 2007

DECOUVERTES HORS NORMES : INTERVIEW DE MICHEL BALLOT : CHERCHEUR INDEPENDANT EN CRYPTOZOOLOGIE

Michel Ballot, vous êtes un chercheur indépendant en Cryptozoologie. Pouvez-vous nous dire qu’est-ce qui vous prédestinait dans votre parcours personnel ou professionnel à faire ce type de recherches ?

M.B : Je suis effectivement un chercheur indépendant en cryptozoologie et non un cryptozoologue. La zoologie est une science de la Nature, celle des êtres vivants, la cryptozoologie est la science des animaux inconnus de la Science ; Donc ce terme a une connotation scientifique qu'il faut laisser aux scientifiques qui partagent l'idée qu'il existe encore des espèces animales à découvrir. La cryptozoologie est une branche révolutionnaire de la zoologie, une spécialité. Dans la Nature je suis un naturaliste tout simplement à la recherche d'animaux inconnus. Bernard Heuvelmans était zoologiste et devînt cryptozoologue ou cryptozoologiste. J'émets l'idée que l'on peut glisser de la zoologie vers la cryptozoologie, et de la même façon que des amateurs issus d'horizons divers puissent eux - mêmes glisser vers la recherche en cryptozoologie.

Professionnellement, parallèlement à mes études de droit, j'amassais déjà toutes les coupures de journaux, revues, livres sur les animaux mystérieux et personnellement dès mes premières échanges de correspondances avec Bernard Heuvelmans, mon intérêt grandissait pour la cryptozoologie, africaine en particulier.

Vous êtes notamment le fondateur du Centre Cryptos (Centre de Recherches sur les Etres Vivants Mystérieux), qui publie le magazine Cryptos depuis 1995. Pouvez-vous nous dire quel est le sommaire de votre dernier numéro ?

M.B : Le Centre Cryptos n'existe plus ni la revue Cryptos Magazine, depuis des années. Notre association de recherche NGOKO publie trimestriellement un bulletin sur nos recherches en Afrique Centrale. L'association ouvre ses portes à tous les chercheurs désirant nous accompagner en mission où obtenir des informations sur notre travail en forêt équatoriale. L'abonnement pour un an est de 50 euros. Dans le sommaire de notre dernier numéro, nous faisons le rapport complet de nos deux expéditions de cette année 2007, ainsi qu'une étude sur l'animal appelé Emela N'Touka.

Michel Ballot lors de l'expédition NGOKO EN MAI 2007 (Copyright M.Ballot)

Vous connaissiez personnellement Bernard Heuvelmans, quel souvenir gardez-vous de lui ?

M.B : Je connaissais Bernard Heuvelmans depuis 1977. J'ai beaucoup de respect et d'admiration pour lui et pour son oeuvre. Il s'est mis à mon niveau d'amateur, me conseilla et grâce à lui j'ai pu, je l'espère devenir un amateur... éclairé. Il m'a poussé dès 1986 à focaliser mes recherches sur le Mokele - Mbembe dans des zones géographiques bien précises. C'est mon Maître, dont la présence est toujours présente et à jamais me montrant le chemin. C'est un grand scientifique, initiateur pratique, éclairé et magique de la cryptozoologie.

SCULPTURE DE L'EMELA N'TOUKA - 2005 - (Copyright M.Ballot)

Pour vous, quelles sont les dernières grandes avancées en matière de Cryptozoologie ? En matière notamment de découvertes de nouvelles espèces ?

M.B : Les avancées sont diverses et complexes.

L'identification d'un animal censé être inconnu est basé sur des principes inculqués par les très officielles institutions occidentales. L'indigène de la forêt équatoriale africaine aura pu identifier tel animal à telle époque alors que le scientifique l'identifiera à une époque postérieure. La notion de découverte zoologique est souvent décalée dans le temps. Les exemples sont nombreux, l'un des derniers en date concernant concerne le Sao - La, la chèvre des forêts ( Pseudoryx ) de la réserve naturelle du Vu - Quang du Vietnam, près de la frontière laotienne sur une zone escarpée de 170 kilomètres carrés dont l'espèce survécut à la surpopulation et aux ravages des bombardements et des herbicides durant la guerre. Les chasseurs des villages thaïs connaissaient ces animaux qu'ils nomment Huou Sao - La ( Huou désignant un cerf et Sao - La fuseau à tisser en référence à la forme effilée des cornes).

Je voudrais dans un premier temps parler de la génération post - heuvelmansienne qui assure cette continuité nécessaire, car d'une base de travail spécifique et unique, progressant vers d'hypothèses fondées et vérifiées et vers un résultat escompté, est venue s'ajouter une base multiple avec une diversification des idées et un aboutissement du résultat.

Je pense à :

  • Christian Le Noêl, ami fidèle, grand spécialiste de la faune africaine, broussard hors normes, vulgarisateur réactionnaire d'une hominologie révolutionnant les concept trop fragiles d'une science en perpétuelle évolution.
  • Roy Mackal et le regretté Richard Grenwell qui sont les précurseurs modernes de la recherche sur le Mokele - Mbembe.
  • Bill Gibbons avec qui je partage la même passion dans les mêmes zones de recherches.
  • Michel Raynal dont le site l'Institut Virtuel de Cryptozoologie fait unanimement référence.
  • Eric Joye qui avec son ABEPAR, organise des recherches sur le terrain et des colloques.
  • Loren Coleman pour son site Cryptomundo mis à jour quotidiennement.

Vous poursuivez depuis 2003 des recherches sur le terrain, dans le sud-est du Cameroun et du Congo à la recherche d'indices prouvant l'existence de grands animaux inconnus dans un milieu semi - aquatiques et dénommés Mokélé-Mbembé et Emela-N'touka. Pouvez-vous nous en dire plus ?

M.B : Depuis 2003, je poursuis des recherches dans une zone transfrontalière Cameroun -Congo - RCA et plus particulièrement le lond de rivières et fleuves ( Boumba - Ngoko ). Notre équipe a pu accumuler de nombreux témoignages sur le Mokele - Mbembe, qui vit là où les hippopotames ont disparu, qui est très imposant car il montre généralement que son dos rempli d'algues, sont caractère agressif le faisant craindre des pygmées. L'Emela N'Touka serait terrestre et vivant sur une zone immense de forêt et marécages de l'est du Cameroun jusqu'à la frontière avec la RCA. Quand au félin mystérieux que nous recherchons on le nomme Lion d'eau ou Panthère de l'eau, vit près des rivières là généralement ou il y a des rochers.

Vous êtes l’auteur également de nombreux articles et notamment sur le mystérieux Chupacabras, pouvez-vous nous en dire plus ?

M.B : J'écris dans l'excellente revue Le Monde de l'Inconnu des articles de vulgarisation cryptozoologique, j'ai participé à quelques émissions de télévision.

Sur le Chupacabras, il me semble qu'il s'agit d'une espèce carnassière nocturne, agressive et rapide connue en Amérique centrale et du Sud. Il s'agit peut - être d'une espèce qui a modifié son espace de vie et de chasse habituels, du fait de la déforestation. On a dit et écrit qu'il pouvait s'agir d'une manifestation extra - terrestre. Pourquoi pas, puisque tant d'hypothèses furent émises du fait de la personnalité hybride de notre Chupacabras.

Pouvez-vous faire un rapide tour d’horizon des différentes sortes d’espaces oubliées que l’on signale sur le continent Africain ?

M.B : Les espaces vierges sont encore nombreux en Afrique Centrale. On assiste déjà à un exode des populations des villages vers les mégalopoles urbaines mais la Nature ne reprend pas ses droits pour autant car la déforestation massive continue à ravager les paysages, la faune et la flore séculaires. Malgré tout si on se réfère au fabuleux parcours du Congo au Gabon de 456 jours de Mike Fay ( Megatransect ) il existe encore des zones éloignées de toute activité humaine. J'ai moi - même pu le constater en parcourant au cours de mes deux dernières expéditions des zones vraiment peu fréquentées situées entre le Cameroun et le Congo.

Les explorateurs Michel Ballot et Philippe Matz accompagnés des pisteurs pygmées sur la Boumba durant l'expédition de mai 2007 - (Copyright Michel Ballot 2007)

Parmi les parutions récentes (en Français et en Anglais), quelles sont celles qui vous paraissent les plus importantes ?

M.B : Les parutions anglo - saxonnes sont nombreuses et bien documentées et dans tous les domaines de la cryptozoologie. Ce n'est pas le cas avec les parutions francophones. Elles sont si rares. La plus intéressante est le livre de Bernard Heuvelmans sur les félins inconnus d'Afrique, unique quant à sa documentation, malgré une iconographie plus proche de la bande dessinée que de celle qui existe en la matière.

Est-ce que vous souhaiteriez faire connaître vos recherches au travers d’un ouvrage ?

M.B : Mes recherches sont actuellement compilées dans un manuscrit intitulé Le Dernier Mokele - Mbembe. Je recherche un éditeur, ce qui n'est pas chose facile dans ce domaine bien spécialisé.

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Interview Faite par Internet en Décembre 2007

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Pour plus de renseignements : MICHEL BALLOT

9 déc. 2007

DECOUVERTES HORS NORMES : INTERVIEW DU CRYPTOZOOLOGUE RENE LAURENCEAU


René Laurenceau, vous êtes un chercheur indépendant en Cryptozoologie. Pouvez-vous nous dire qu’est-ce qui vous prédestinait dans votre parcours personnel ou professionnel à faire ce type de recherches ?

R.L : Chargé des cours de russe à l’Ecole des Mines de Saint-Etienne de 1966 à 1991, mon parcours professionnel me prédestinait à m’intéresser aux hommes sauvages velus nocturnes dont parle Alexandre Nikolaevitch Afanassiev dans son livre Conceptions poétiques des Slaves sur la nature, en russe, Moscou, 1868.

Domovoi Russe dormant sous un four (illustration par René Laurenceau)

Vous êtes l’auteur de nombreux articles qui sont parus dans des revues comme BIPEDIA ou HOMINOLOGIE & CRYPTOZOOLOGIE, comme sur l’Homme nocturne et Sauvage au XIXe siècle en Russie, pouvez-vous nous en dire plus ?

R.L : Je me souviens de mon article publié dans Bipedia, janvier 2001. Dans la pièce de Corneille intitulée Psyché (Molière n’en a écrit qu’une petite partie), Psyché est la femme nouvelle (néanthrope) venue concurrencer Vénus, la femme ancienne (paléanthrope). Tout finit bien, mais ce que nous avons eu peur !

Le Système de la Nature de Linné

Pour vous, quelles sont les dernières grandes avancées en matière de Cryptozoologie ? En matière notamment de découvertes de nouvelles espèces ?

R.L : La dernière grande avancée en matière de Cryptozoologie est la dixième édition du Système de la Nature, en latin, de Linné, 1758, page 24. Linné décrit le paléanthrope vivant de Java. Le texte de Linné est époustouflant.

Illustration de la page 24 - Dixième Edition du Système de la Nature de Linné - Tête coupée d'Homo Pongoide qui vivait encore à Java au dix-septième siècle

Vous connaissiez personnellement Bernard Heuvelmans, quel souvenir gardez-vous de lui ?

R.L : J’ai plusieurs lettres d’Heuvelmans. Elles sont pour moi le témoignage d’un homme extrêmement souffrant. Sa rencontre avec l’homme congelé l’a mené peu à peu à la mort.

L'homme de Néanderthal est toujours vivant de Bernard Heuvelmans et Boris Porchnev - Plon 1974

Vous êtes un spécialiste des textes bibliques et religieux concernant l’homme sauvage, pouvez-vous faire un rapide tour d’horizon des différentes sortes d’hommes sauvages que l’on évoque dans les textes sacrés ?

R.L : Jean-Baptiste, né en moins 100 000, est velu et se nourrit de sauterelles dans le désert de Palestine. Son cousin, né 60 000 ans plus tard, est glabre. Il se nourrit de pain. C’est nous. Le premier homme est né dans le paradis de la nature, 60 000 ans avant notre arrivée. Nous, second homme, avons quitté le paradis de la nature pour faire pousser nos céréales. Notre extension sur la planète a obligé le premier homme à se réfugier dans le désert.

Représentation des Yahoos dans les Voyages de Gulliver de Jonathan Swift

Vous avez fait une enquête sur les "nègres blancs" à Haiti, pouvez-vous nous dire plus ?

R.L : Voltaire a vu à l’Hôtel de Bretagne, en 1744 à Paris, un nègre blanc qui n’a rien à voir avec un albinos (Voltaire, Relation touchant un maure blanc, 1744). Il s’agit d’un paléanthrope (ce que nous appelons de manière eurocentrique un Homme de Neandertal). De tels nègres blancs ont été utilisés dans les mines d’Haïti, mais ils se laissaient mourir plutôt que de subir l’esclavage.

En ce que qui vous concerne, quels sont les témoignages les plus troublants de toute l’histoire des rencontres entre les HSV et les Hominidés que nous sommes ?

R.L : Le plus troublant témoignage est celui de Tourguenev, transmis par Maupassant (La Peur, dans Apparition, Flammarion, 1987, pages 98 et 99). Le paléanthrope est excellent nageur. L’autre témoignage est l’homme congelé vu par Bernard Heuvelmans, mais c’est un témoignage très pénible, parce que cet homme que nous avons congelé, nous l’avions auparavant tué.

Parmi les parutions (en Français et en Anglais), quelles sont celles qui vous paraissent les plus importantes ?

R.L : En français, l’œuvre la plus importante est un livre de Balzac, Le Médecin de campagne. Au début du chapitre III, nous lisons le nom que la population locale donne au dernier homme des neiges des Alpes. Il est appelé Chautard. En anglais, l’œuvre la plus importante est le livre de Jonathan Swift, Voyages de Gulliver. Les yahoos sont des hommes aujourd’hui disparus.

Est-ce que vous souhaiteriez faire connaître vos recherches au travers d’un ouvrage ?

R.L : Depuis septembre, j’écris un livre intitulé Les Sauvages. Je me donne 5 ans pour l’écrire. Il s’agit de petits textes d’une vingtaine de lignes en 14. Chaque texte porte un titre et un numéro. J’ai pour l’instant 25 textes dans mon ordinateur. Qui les veut me les demande.

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Interview faite par Internet en Décembre 2007
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Pour plus de renseignements : CERBI

25 nov. 2007

DECOUVERTES HORS NORMES : INTERVIEW DU CRYPTOZOOLOGUE JEAN-LUC DREVILLON

Jean-Luc Drevillon, vous êtes un chercheur indépendant en Cryptozoologie. Pouvez-vous nous dire qu’est-ce qui vous prédestinait dans votre parcours personnel ou professionnel à faire ce type de recherches ?

J.L.D : J’ai commencé à m’intéresser aux homins vers l’âge de 10 ans au début des années 1980 avec d’abord la venue au cinéma du film « L’empire contre attaque ». J’ai aimé tout de suite ce wookiee nommé Chewbacca et j’ai été attiré par ces créatures bipèdes au corps couvert de poils qui se distinguent de nous par leur pilosité. Ensuite, sont venues les informations aux sujets de l’homme sauvage de Chine et j’ai vu que les créatures de mes rêves existaient vraiment. J’aimais aussi les gorilles et j’étais subjugué par l’un d’eux, Copito de Nieve, le gorille albinos du zoo de Barcelone. Il n’y a qu’à partir du début des années 1990 que je me suis vraiment lancé dans l’hominologie car durant toute mon enfance et mon adolescence j’avais été étouffé par mes parents et mes passions étaient réprimées. J’ai constaté que la grande majorité des publications consacrées à la cryptozoologie étaient en Anglais, et j’étais nul en anglais. Je me suis mis sérieusement à cette langue et progressivement je me suis spécialisé dans la traduction de l’anglais vers le français. Pendant plusieurs années j’ai traduit pour mon compte en manuscrit des textes tirés d’internet et j’ai rempli des classeurs de milliers de pages écrites au stylo. Et j’étais toujours isolé pourtant. Au début des années 2000 j’ai connu Christian le Noël de l’AFRC et par son entremise j’ai connu d’autres cryptozoologistes, François de Sarre, Jean Roche, Philippe Bloch, Axel Mazuer. J’ai alors travaillé pour le compte de l’AFRC en fournissant des traductions pour Christian et pour l’association. Autour de 2003 Jean Roche et Olivier Décobert ont créé le premier forum francophone d’hominologie. Je m’y suis inscrit et progressivement je me suis mis à mettre ma traduction au service des membres du forum. En 2005 le forum est transféré sur Google et j’en deviens le gestionnaire. Depuis je suis toujours le gestionnaire de ce groupe et je mets mes traductions au service de tous : Forum Homonologie

Il y a deux ans à la demande de Christian j’ai ouvert le site internet de l’association


Je ne suis pas un traducteur professionnel, je fais cela gratuitement en tant que bénévole. Je n’ai pas d’autre chose à faire. Je ne travaille pas, étant handicapé je vis d’une AAH.

Vous êtes notamment le responsable du site Internet de l’AFRC (Association Française de Recherches Cryptozoologiques), mais vous collaborez également avec d’autres chercheurs, quels sont ceux qui vous paraissent les plus intéressants ?

J.L.D : Oui, Je collabore d’abord avec Christian, c’est d’ailleurs le seul cryptozoologiste qui habite Toulon. Chaque semaine je vais chez lui et je lui apporte mes traductions et toute l’iconographie que je trouve sur internet. Dans l’AFRC la personne la plus intéressant à mon avis est François de Sarre, zoologiste, il a élaboré la théorie de la bipédie initiale et fait partie de ces chercheurs qui considèrent que l’évolution humaine est passé par une phase aquatique à partir d’un homoncule primordial. Ses sites sont ceux du CERBI ou SITE MIROIR.

Un autre chercheur intéressant est Axel Mazuer, cryptozoologiste et bibliothécaire archiviste il s’intéresse à notre domaine mais se spécialise aussi dans l’ufologie et le paranormal. Il a collaboré récemment avec un dessinateur pour créer un album de BD intitulé Les Portes de Shamballah.

Meet the Sasquatch par Christopher L. Murphy

Pour vous, quelles sont les dernières grandes avancées en matière de Cryptozoologie ? En matière notamment de découvertes de nouvelles espèces ?

J.L.D : Pour moi la dernière grande avancée en matière d’hominologie ne concerne pas la discipline elle-même mais se trouve en paléanthropologie, c’est la découverte de l’Homo Floresiensis, vulgairement nommé le « Hobbit » par les médias. En septembre 2003 dans l’île indonésienne de Flores, un minuscule squelette d’hominidé était découvert, il semblait être dérivé de l’Homo habilis ou de l’Homo erectus, mais en plus de sa taille la grande surprise vint de la datation de ses os qui le fixait à 18 000 ans, une date tout à fait récente en paléanthopologie et bien sûr plus récente que n’importe quel autre hominidé fossile Non-Homo sapiens. L’autre surprise est venue de la révélation publique de récits datés de la colonisation néerlandaise du XVIe siècle au sujet de la présence contemporaine à cette époque d’un homoncule chevelu dans l’île de Flores nommé Ebu Gogo. Selon les indigènes c’était de petits êtres de 1 mètre de haut, avec de longs cheveux, un ventre rond, des oreilles décollées, marchant maladroitement, capables de grimper aux arbres à la vitesse de l’éclair, qui se murmuraient des choses et étaient capables de répéter les mots à la manière des perroquets. Ils auraient été exterminés par les indigènes. La relation avec l’Homo Floresiensis fut tout de suite établie et pour la première fois, la « science officielle » prenait conscience qu’il avait pu exister jusqu’à une époque toute récente une autre forme d’humanité en dehors de l’Homo sapiens. Dans la même région plus en nord dans l’état du Johore en Malaisie s’est passé plus récemment une affaire qui n’est pas tellement une découverte zoologique mais plutôt la découverte d’un canular de forte ampleur. C’est l’affaire du Bigfoot du Johore. Depuis le mois de décembre 2005, une effervescence agitait le petit état de Malaisie. L’observation d’une famille d’hominoïdes velus par des ouvriers bâtissant une mare à poissons avait enclenché une passion médiatique après ce qu’on appelait le bigfoot du Johore. Vincent Chow, chercheur en biodiversité et ensuite Sean Ang, paléoanthropologiste étaient entrés en scène et avaient réussi à s’attirer les faveurs du gouvernement du Johore sur le sujet. Un groupe nommé « société de protection de la faune sauvage du Johore » s’est présenté en février 2006 en déclarant qu’ils avaient étudié la créature nommée Orang Lengor depuis des années et qu’ils étaient en possession de 14 photos de celles-ci. Des copies de ces photos furent confiées à Vincent Chow avec la consigne de ne pas les diffuser dans les médias où sur internet car on prévoyait de publier dans quelques mois un livre destiné au grand public avec les photos. Vincent Chow et Sean Ang avaient néanmoins l’autorisation de publier des dessins de parties de ces photos. Les deux chercheurs ouvrirent il y a un mois un site où trois dessins ont été montrés. On a d’abord diffusé le dessin de la main tenant une pierre d‘un mâle, ensuite le dessin du visage de ce mâle, enfin le dessin de la paire d’yeux d’une femelle devait être montré.

Sasquatch the Apes among us par John Green

Devant l’insistance de la communauté hominologique et le scepticisme grandissant, Le groupe a consenti que Vincent Chow diffuse la photo réelle de la paire d’yeux de la femelle, et là surprise.

J’ai reconnu les yeux d’un australopithèque femelle bien connue en image de synthèse vue dans un documentaire célèbre de France-Télévision sur l’évolution de l’homme : L’Odyssée de l’espèce.

Munissez-vous de ce livre : « L’Odyssée de l’espèce », Yves Coppens, 2003, éditions Epa et ouvrez-le. Le mâle tenant une pierre dans sa main est en fait l’Homo habilis de la photo de la page 56 du livre ; le regard du soi-disant bigfoot femelle est celui de Lucy à la page 45 et l'on pourrait dire la même chose de nombreuses autres photos du livre. Semble-t’il des personnes au sein de la société de protection de la faune sauvage du Johore se sont procuré un exemplaire du livre et auraient scanné diverses images d’Australopithèque et surtout d’Homo habilis pour les faire passer pour des photos de bigfoot du Johore. Ces images se seraient retrouvées dans le livre que l'on comptait publier sur la créature en infraction avec les lois sur le copyright et les droits d’auteurs. Heureusement cela n’arrivera pas car j‘ai dévoilé le canular.

North America's Great Ape the Sasquatch par John A. Bindernagel

Concernant maintenant les témoignages de rencontres entre des hommes sauvages et les Homos Sapiens que nous sommes. Quels sont ceux qui vous paraissent les plus troublants ?

J.L.D : Je pense qu’à l’heure actuelle les rapports les plus troublants sont venus d’Angleterre jusqu’à il y a quelques années. Le Royaume-Uni était pourtant l’endroit le moins probable et approprié pour la survie d’homins. Durant des décennies en divers points de la Grande Bretagne on a eu des observations sporadiques d'homins de préférence dans les quelques superficies de forêts survivantes que compte encore l'île. Les témoignages par la description des créatures et de leurs comportements ressemblent beaucoup à ce qu'on trouve en Amérique du Nord avec le sasquatch. Deux points chauds se sont présenté dans la première partie des années 2000, le lac de Bolam dans le Northumberland a été le siège d'une série de témoignages depuis 1999 en rapport avec une créature bipède sombre aux yeux rougeoyants qui hantait le parc urbain autour du lac ; en janvier 2003 une équipe d'enquête du CFZ (centre for fortean zoology) sur le terrain aurait vu la créature en question pendant un bref instant. Dans la région de Longridge Fell dans le Lancashire depuis novembre 2002 on a eu des rapports plus confidentiels sur la présence d'homins ressemblant à des sasquatches. D'autres régions de l'île ont leurs témoignages, le Cumbria, le Somerset, le Sussex. Dans l'ensemble de ces témoignages, deux se sont révélé être des canulars, une partie donne à la créature une certaine inconsistance spectrale, mais le reste est tout à fait prosaïque et digne des témoignages nord-américains, et c'est là le plus curieux de l'affaire : Les créatures décrites sont en majorité plus de l'ordre de l'homin nord-américain ou sibérien que de l'homme sauvage médiéval européen dont ont sait qu'il a disparu durant le XVIIIe ou XIXe siècle. Ces créatures ne sont pas de type néanderthaloïde et ne viennent pas d'Europe, et de plus il semble que l'Angleterre ne constitue qu'un habitat de passage et non permanent. La théorie émise par les tenants de la théorie de la bipédie initiale et des hominidés aquatiques serait que ces créatures viendraient effectivement d'Amérique du nord ou de Scandinavie par la voie maritime et utiliseraient l'Angleterre comme lieu provisoire de vie (à sec) quand elles ne nagent pas en mer.

Représentation traditionnelle Chinoise du YEREN

Pouvez-vous faire un rapide tour d’horizon des différentes sortes d’hominoïdes que l’on signale sur les cinq continents ?

J.L.D : On rencontre des homins un peu partout dans le monde, on peut les classer en fonction de leur taille ou de leur nature, il existe plusieurs classifications d’homins mis au point par les hominologistes, je me contenterais de les présenter selon leur nature probable.

On a les néandertaliens qui ont pu donner l’homme sauvage d’Europe (aujourd’hui disparu), le barmanu du Pakistan, l'almas de Mongolie, le ksyi-giik d‘Asie centrale, le nguoiring, l'Homo pongoides d‘Indochine, l'ucumar zupai d'Argentine.

L’Homo georgicus du Caucase est peut-être à l’origine de l’Almasty, mais ce n’est pas sûr, ça pourrait bien être aussi bien des néandertaliens.

Illustration de l'ORANG PENDEK (par Jean-Luc Drevillon)

Vient ensuite l’Homo Eidelbergensis à l’origine du groupe controversé des hominoïdes marqués, appelés ainsi à cause d’un piébaldisme anecdotique observés chez eux. (Ce sont mes préférés). On aurait le bigfoot de l'est des USA, le wendigo du Canada, les Tornit du Groenland aujourd‘hui disparus, les trolls de Scandinavie, le bigfoot d'Angleterre, le grand homme gris d'Ecosse, les homins de Russie d'Europe, mirygdy et tchoutchouna, zemlemer de Sibérie.

Après on a le groupe des érectinés qui constituerait la masse la plus importante des homins et la plus largement distribuée.

L’Homo erectus classique ou Pithécanthrope peut-être à l’origine du yowie d'australie et du moehau de Nouvelle Zélande.

Le Sinanthrope serait à l’origine de certaines observations d’hommes sauvages de Chine.

Un Homo floresiensis est sûrement à l’origine de l’Ebu Gogo de Flores mais aussi du Menehune d'Océanie, des junjadee et jongari d'Australie et du nittaewo de Ceylan.

Un Homo erectus gracile de grande taille serait peut-être à l’origine de la tjangara d'Australie, du matau de Nouvelle Zélande, des géants de Guadalcanal à l’existence discutable.

Un Homo erectus robuste comme le méganthrope serait le candidat pour le bigfoot et le sasquatch du Nord ouest Pacifique des USA et du Canada. On le retrouverait aussi derrière le sissimite d'Amérique centrale, le gin sung du Tibet, le Kapre des Phillipines, le nyalmo de la péninsule indochinoise et le jarang-gigi ou bigfoot du Johore.

Enfin on a les singes anthropoïdes ou les hominidés les plus primitifs. L’Australopithèque gracile serait à l’origine des Séhité et des agogwés d'Afrique orientale, du Kakundakari , du Kiwu, de Monsieur X4 au Kenya.

L’Australopithèque robuste serait à l’origine du Kikomba, du Kiwu, de Monsieur X1 du Kenya et du ngoloko.

Le ramapithèque serait à l’origine de l'Orang pendek et du Batutut d'Indonésie

Enfin un orang-outan continental bipède issu de la population de l’ancienne ère de répartition de l’espèce pourrait expliquer le Yeren de Chine et le yeti classique de l’Himalaya.

Je suis désolé, pas de Gigantopithecus blacki dans la liste, on ne peut pas sérieusement mettre ce singe comme source d’un homin à cause du manque de fossiles disponibles et de l’incertitude sur sa morphologie. On en sait trop peu sur lui.

Bigfoot Sasquatch Evidence par le Dr. Grover S. Krantz

Que pensez-vous de la faculté qu’ils ont pour vivre en marge de notre propre civilisation ?

J.L.D : Les homins doivent leur élusivité à leur intelligence au moins égale à celle des singes anthropoïdes associée à des capacités sensorielles supérieures aux nôtres. Ce sont des créatures extrêmement performantes dans leur milieu naturel et elles sont les premières à trouver un moyen de ne pas se faire voir de l’homme. Elles sont en grande partie nocturnes ce qui diminue les chances de rencontres avec des humains et peuvent se déplacer avec une grande aisance et souplesse sur un terrain difficile recouvert de buissons inextricables. Si vous vous promenez dans les bois il se peut que vous n’ayez pas conscience qu’un homin se trouve à 10 mètre de vous, tout au plus percevrez-vous des petits bruits de craquements de branches sur le coté du sentier et ensuite une vague impression d’être observé. Ce sont les rois de la furtivité et de la ruse grâce à leurs sens et à leur vigueur physique. Pas besoin pour ça d’aller chercher des histoires de télépathie, de capacités paranormales ou d’implication d’aliens.

Sasquatch : Legend Meets Science par Jeff Meldrum

Parmi les parutions récentes (en Français et en Anglais), quelles sont celles qui vous paraissent les plus importantes ?

J.L.D : À l’heure actuelle les publications les plus importantes sont issues d’Amérique sur le bigfoot, on retiendra notamment le livre de Jeff Meldrum, « Sasquatch : Legende meets science », le livre de John A. Bindernagel, « North America’s Great Ape: the sasquatch », le livre de Grover Krantz, « Big Footprints ». Le livre de Chris Murphy, « Meets the sasquatch », et enfin « Raincost Sasquatch « de J. Robert Haley. Les livres que j’ai cité, bien qu’ils soient en Anglais et misent un peu trop sur le Gigantopithecus sont des références fiables et solides en hominologie, on peut considérer certains comme des manuels d’hominologie (Bindernagel) dont on peut être sûr en les lisant de ne pas rencontrer de fautes ou d’erreurs scientifiques.

The Field Guide to Bigfoot and Other Mystery Primates par Loren Coleman et Patrick Huyghe

Ensuite on a les ouvrages qu’on lit comme des livres de chevet comme « Sasquatch, the apes among us » de John Green ou « The field guide to bigfoot and other mystery primates » . En Français les publications sont plus rares, on peut compter sur « Sauvage et velu » de Jean Roche pour la fiabilité. Jean Paul Debenat a sorti récemment « Sasquatch et le mystère de l’homme sauvage » qui est le premier livre français sur le bigfoot.

Raincoast Sasquatch par J. Robert Alley

Est-ce que vous souhaiteriez faire connaître vos recherches au travers d’un ouvrage ?

J.L.D : Je n’envisage pas pour l’instant d’écrire de livres. Ma petite vie avec mes traductions pépères me suffit en ce moment. Je n’ai aucune ambition pour l’avenir.

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Interview faite par Internet en Novembre 2008

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